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Brèves : mutation homozygote de gnrh-r cause de sopk familial ?

Le syndrome des ovaires polykystiques affecte près de 10 % des femmes [1, 2], et 1 femme sur 15 en âge de procréer [3]. Dans une famille consanguine du Moyen- Orient, trois soeurs avaient un SOPK. Le variant rs104893836 situé dans le premier exon du gène GNRHR (substitution p.Gln106Arg (p.Q106R)) était présent à l’état homozygote chez les trois soeurs, et à l’état hétérozygote chez les deux parents. Ce variant n’est pas un inconnu. Il a été associé il y a 20 ans à un hypogonadisme hypogonadotrope [4], plutôt modéré [5-8], avec même une grossesse chez une homozygote [7]. Des études fonctionnelles avaient conclu à une diminution de la capacité de liaison du récepteur [4, 9]. A cause de cet ensemble de phénotypes plus ou moins clairs, gardons un doute : cause de SOPK ou « coïncidence » consanguine en terrain de grande prévalence de SOPK ?

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Auteurs :

Caburet S, Fruchter RB, Legois B, et al. A homozygous mutation of GNRHR in a familial case diagnosed with polycystic ovary syndrome. Eur J Endocrinol 2017 ; 176(5) : K9-K14.

Référénces :

  1. De Leo V, Musacchio MC, Cappelli V, et al. Genetic, hormonal and metabolic aspects of PCOS : an update. Reprod Biol Endocrinol 2016 ; 14(1) : 38.
  2. McCartney CR, Marshall JC. CLINICAL PRACTICE. Polycystic Ovary Syndrome. N Engl J Med 2016 ; 375(1) : 54-64.
  3. Trivax B, Azziz R. Diagnosis of polycystic ovary syndrome. Clin Obstet Gynecol 2007 ; 50(1) : 168-77.
  4. de Roux N, Young J, Misrahi M, et al. A family with hypogonadotropic hypogonadism and mutations in the gonadotropin-releasing hormone receptor. N Engl J Med 1997 ; 337(22) : 1597-602.
  5. Bedecarrats GY, Linher KD, Kaiser UB. Two common naturally occurring mutations in the human gonadotropin-releasing hormone (GnRH) receptor have differential effects on gonadotropin gene expression and on GnRH-mediated signal transduction. J Clin Endocrinol Metab 2003 ; 88(2) : 834-43.
  6. Beranova M, Oliveira LM, Bedecarrats GY, et al. Prevalence, phenotypic spectrum, and modes of inheritance of gonadotropin-releasing hormone receptor mutations in idiopathic hypogonadotropic hypogonadism. J Clin Endocrinol Metab 2001 ; 86(4) : 1580-8.
  7. Kim HG, Pedersen-White J, Bhagavath B, et al. Genotype and phenotype of patients with gonadotropin- releasing hormone receptor mutations. Front Horm Res 2010 ; 39 : 94-110.
  8. Pitteloud N, Boepple PA, DeCruz S, et al. The fertile eunuch variant of idiopathic hypogonadotropic hypogonadism : spontaneous reversal associated with a homozygous mutation in the gonadotropin-releasing hormone receptor. J Clin Endocrinol Metab 2001 ; 86(6) : 2470-5.
  9. Leanos-Miranda A, Janovick JA, Conn PM. Receptor-misrouting : an unexpectedly prevalent and rescuable etiology in gonadotropin-releasing hormone receptor-mediated hypogonadotropic hypogonadism. J Clin Endocrinol Metab 2002 ; 87(10) : 4825-8.
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